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Accordeur de pianos Le dimanche 17 février 2002

Michel Pedneau utilise son extrême sensibilité


Isabelle Labrie
Le Quotidien

CHICOUTIMI (IL) - Derrière chaque grand pianiste, il y a un grand accordeur, qui met toute son écoute et tout son talent à faire sortir la meilleure sonorité de chacun de ces instruments à cordes.

Depuis 30 ans, Michel Pedneau met son oreille absolue et ses qualités de technicien au service du piano. Il se promène dans la région ainsi qu'en Charlevoix, autant dans les chaumières des particuliers que dans les institutions, pour ajuster autant la sonorité, les touches, que toutes les pièces du mécanisme de ce noble instrument. Et il le fait avec un plaisir toujours authentique.
«Un instrument de musique, ce n'est pas un bibelot. C'est un objet qui a une vie propre et auquel les gens tiennent. Lorsqu'ils nous permettent d'y toucher, c'est qu'il nous font confiance. En l'espace d'une heure, souvent au coeur de la maisonnée, nous lions des amitiés», explique le Chicoutimien.
Des liens se tissent également avec les pianistes de réputation internationale qui fréquentent des salles régionales ainsi que le réputé Domaine Forget de Charlevoix. Michel Pedneau côtoie de près ces célébrités et il doit s'assurer d'établir une relation de confiance avec ces artistes qui ont des exigences particulières. Dans bien des cas, il considère qu'il doit les encadrer avec une oreille particulièrement attentive: «Les pianistes changent souvent de salles et ils doivent s'adapter rapidement. Ils ont des incertitudes, il faut donc les écouter et surtout, leur faire sentir qu'on les comprend. Cela les rassure».
Et ces mêmes pianistes apprécient autant ses compétences que ses qualités humaines. À preuve, les nombreux témoignages que Michel Pedneau a amassés au fil de ses rencontres au Domaine Forget. Ainsi, Émile Naoumoff a écrit en 2001 un commentaire dans lequel il dit «Merci au technicien du piano qui est un “rêve éveillé” pour pianistes». Quant à Cedric Thiberghien, en 1999, il a noté: «Voilà un concert où on peut parler de confort; un si beau piano qui fait tout le travail. C'est honteux, enfin presque... Merci pour tout». En 1997, Éric Le Sage a mentionné: «Merci pour l'accord du piano qui s'est ouvert de façon inattendue l'après-midi du concert. Merci de l'avoir rendu plus parlant et plus musical».
Ce que ces grands musiciens ont compris, c'est l'extrême sensibilité de Michel Pedneau qui recherche à chaque fois qu'il exerce son métier à atteindre la perfection. À preuve, il effectue un accord de piano le midi avant chaque concert du Domaine Forget, puis juste avant la prestation de l'artiste. Habituellement, il demeure sur place jusqu'à l'entracte, afin de s'assurer que tout se déroule bien, et aussi, avoue-t-il, pour goûter au plaisir que procure la musique. «Aujourd'hui, les gens entendent mais n'écoutent pas», fait-il remarquer.
D'un autre côté, l'accordeur apprécie tout autant l'aspect scientifique qui lui permet de restaurer un piano ou à tout le moins de réparer les mille et une pièces qui composent l'instrument. Il constate que cette profession lui permet de mélanger harmonieusement deux disciplines à l'origine diamétralement opposées. «J'ai un pied dans le monde de l'art et de la musique, et l'autre dans l'objectivité et la science. L'acoustique, c'est scientifique. C'est mettre les calculs et le calibrage au service de l'art. Autrement dit, c'est l'utilisation d'une analyse formelle pour donner un résultat artistique», fait valoir le Chicoutimien.
Et il a lui-même mis ensemble toutes ses compétences pour créer un prototype qui pourrait peut-être un jour faire révolution dans le monde de la musique. Lors de la restauration d'un piano à queue de marque Steinway, il a créé deux mécaniques différentes, l'une de type Hambourg et l'autre de type New York. Selon que ce soit un pianiste qui joue de l'instrument ou un accompagnateur, il peut changer rapidement, grâce à un double plateau articulable, le mécanisme du piano à queue, qui détermine la sonorité de l'instrument. Michel Pedneau est fier de cette invention: «C'est un défi technique que je m'étais donné et que j'ai réussi, après deux ans d'efforts».



 



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